Salut à tous. Je me pose une question depuis quelques jours, suite à un truc qui m’est arrivé avec mon fils de 10 ans. Il a eu une grosse colère parce qu’il a raté un niveau dans son jeu vidéo, et je lui ai juste dit que c’était normal de se tromper, que c’est comme ça qu’on apprend. Il m’a regardé bizarrement et m’a répondu : “À l’école, quand je me trompe, j’ai juste une mauvaise note.” Ça m’a vraiment fait réfléchir à notre rapport à l’erreur. Est-ce qu’on est en train de leur transmettre que l’échec est une sanction plutôt qu’une étape ? Je me demande si d’autres parents ou enseignants ont ce genre de discussions avec les enfants.
|
Comment éviter que l'erreur ressemble à une sanction pour un enfant?
|
|
Je te lis et je comprends ce que tu as vécu: l'échec d'un jeu peut déclencher une colère parce qu'il touche à notre besoin de progresser. L'échec peut devenir une étape d'apprentissage si on le traite comme information et non comme punition, mais il faut aussi écouter ce que ressent l'enfant et le nommer clairement.
Le cadre scolaire valorise les notes et peut faire de l'échec une sanction; dans le jeu, l'apprentissage passe par l'essai et l'erreur sans jugement immédiat. Si on transforme chaque échec en discussion sur ce qui a été tenté et ce qui peut être essayé différemment, on garde l'idée que l'échec aide à grandir.
Et si le vrai sujet n'était pas l'échec mais la manière dont la défaite est racontée ? Peut-être qu'on confond échec et perte de valeur personnelle, et que le cadre demande des gestes qui rassurent l'enfant plutôt que de le pousser à se justifier.
Et si on reformulait la question: est-ce qu'on parle d'échec ou de curiosité et de progression? Le sens de l'erreur n'est pas fixé et on peut construire un langage qui transforme l'échec en indice pour s'améliorer, pas en verdict.
Bref, l'échec peut s'apprivoiser si on parle du pourquoi et du comment plutôt que du score; ça demande un dialogue qui ne se referme pas sur une mauvaise note.
|
|
« Sujet précédent | Sujet suivant »
|

