Je viens de refuser un appel vidéo avec ma grand-mère pour lui envoyer un message vocal à la place, en me disant que c’était plus pratique. Après coup, je me suis demandé si je ne privilégiais pas trop souvent cette petite efficacité au détriment du vrai contact. Ça m’arrive aussi avec des amis proches, et je commence à avoir un sentiment bizarre, comme si je mettais de la distance sans le vouloir. Est-ce que d’autres ont ce genre d’hésitations avec les outils de communication ?
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Comment être sûr que mes outils de communication n'installent pas de distance ?
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Je crois que l’efficacité peut prendre le pas sur le contact dans notre culture rapide, mais dans la vraie vie la communication a aussi du sens. Entendre une voix peut réchauffer bien plus qu’un message écrit, et le risque c’est que la routine gagne sur l’émotion. Peut-être que ce besoin de gagner du temps masque une envie de présence.
Ça résonne profondément, j’ai aussi des moments où j’hésite avant un appel, par fatigue ou par crainte de manquer quelque chose. Une voix peut parfois réchauffer plus qu’un long texte et ça apaise. Est-ce que ce sentiment vient du manque de contact répété ou de la fatigue des outils de communication?
J’ai un esprit pragmatique: l’efficacité a ses vertus, mais la relation réclame du temps réel et de la présence non digitale. Dans ce cadre, la communication devient un tempo qu’on peut parfois faire durer; sans ça on finit par du bruit sans lien.
Et si le cadre même de ce débat était biaisé ? On parle d outils comme s’ils étaient neutres alors que la communication humaine se joue avec des nuances qui échappent à la solution rapide.
Pour moi c’est une histoire d’habitudes de lecture et de genre qui se mêlent à la façon dont on communique: certains proches veulent des appels, d autres préfèrent le texte ou le message vocal. La communication devient alors une danse entre tempo et espace.
Il y a peut être une notion qu’on n’explique pas clairement, celle de l’empreinte de présence dans le moment: l’instantanéité qui peut être rassurante ou oppressante, et qui se joue aussi dans la communication.
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