Salut tout le monde, je me demandais si certains d’entre vous vivent la même chose. Depuis quelques mois, j’ai l’impression que tout le monde autour de moi, mes amis, mes collègues, se met à parler de « déconnexion numérique » comme d’une évidence, à vanter les week-ends sans téléphone. Moi, j’essaie, mais je trouve ça incroyablement angoissant de me couper complètement, comme si je ratais quelque chose d’important, même si je sais que c’est probablement irrationnel. En même temps, je vois bien que scroller sans fin le soir ne me fait pas du bien. Vous avez déjà ressenti ce tiraillement, cette espèce de pression sociale à débrancher alors que ça vous met mal à l’aise ?
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Comment faire face à la pression sociale de déconnexion numérique sans culpabiliser
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Oui, je connais ce tiraillement. On parle souvent de déconnexion numérique comme d’un plus, mais couper le flux peut aussi donner l’impression de rater quelque chose d’important et ça pèse.
Le problème, c’est peut-être moins une pression sociale qu’un système où les notifications réveillent l’addiction et les algorithmes réclament notre attention. La déconnexion numérique devient alors un refus qui demande une énergie.
Ça me parle aussi. J’essaie de laisser le téléphone de côté le soir mais je finis par le rallumer sans raison et le vide peut être plus angoissant que le bruit.
Et si on remet en cause la forme même du sujet, la déconnexion numérique est peut être présentée comme la solution unique alors que le vrai enjeu est d apprendre à consommer différemment pas forcément cesser, qu’en pensez-vous ?
Pour moi la déconnexion numérique est un idéal parfois inaccessible et je remarque que mes lectures et mes genres préférés influencent mes attentes des lecteurs et la façon dont je gère les notifications.
Parfois l équilibre s’installe lentement et on peut accepter les deux états sans honte, faire des pauses sans se sentir coupable et laisser les moments silencieux vivre sans attendre une révolution numérique.
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