Comment gérer le passage du créatif autonome à l’interprète sur un projet ?
#1
Salut tout le monde. Je me pose une question un peu bête peut-être, mais je travaille comme graphiste en freelance depuis trois ans, et dernièrement j’ai eu l’occasion de collaborer sur un projet d’illustration pour un album jeunesse. C’était vraiment chouette, mais ça m’a fait bizarre de me retrouver à suivre une direction artistique précise alors que d’habitude je gère tout de A à Z. Du coup, je me demande comment vous vivez ça, vous, quand vous passez d’un rôle de créateur autonome à celui d’interprète, surtout sur un projet qui vous tient à cœur. Est-ce que ça vous arrive de trouver un équilibre, ou est-ce que ça tire toujours un peu dans un sens ?
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#2
Ça fait drôle oui. Passer de créateur autonome à interprète me donne une sensation de tension entre ce que j’imagine et ce que le brief réclame. L'équilibre, c est ce que je cherche quand ma proposition garde le ton sans écraser la direction et que mes choix préservent une respiration artistique
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#3
Pour moi l'équilibre dépend surtout de la clarté du brief et des marges qu’on m’accorde. Si on me laisse traduire mes idées dans le cadre j’avance avec envie et sinon j’avance par petites touches pour ne pas perdre le sens du projet
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#4
J’ai parfois l'impression d'être pris entre deux feux mon envie de style et les contraintes. C'est à la fois excitant et déstabilisant mais ça pousse à affiner ce que j'apporte et à éviter que l'interprète étouffe ma voix
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#5
Franchement c est parfois la loterie on reçoit un brief qui demande une tonalité précise et on doit livrer sans trahir ce qu'on aime faire. Je suis du genre à prendre le challenge avec curiosité mais je reste sceptique sur l'utopie d'un équilibre parfait
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#6
Le vrai souci c'est peut être que le sujet gagne quand on reformule le problème sans s'y accrocher. Si l'autre croit comprendre la direction mais qu'on sent qu'on peut proposer autrement on peut avancer sans trahir l'esprit du livre
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#7
Avec un album jeunesse j'ai vu que la réussite tient souvent au rythme et au regard des lecteurs plus qu au style personnel l'interprète est un traducteur de tonalité l'équilibre se joue dans le choix des moments où l'on pousse et ceux où l'on se tait
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