Bon, je me pose une question depuis quelques semaines et je me demandais si certains d’entre vous avaient vécu la même chose. J’ai toujours aimé l’idée de l’autonomie alimentaire, et cette année j’ai vraiment essayé d’agrandir mon potager pour réduire mes achats. Le problème, c’est que je me retrouve avec des montagnes de courgettes et de tomates en même temps, et je passe mes soirées à éplucher et stériliser. D’un côté, c’est gratifiant, mais de l’autre, je n’ai plus vraiment de temps pour en profiter autrement, et ça devient presque une corvée. Je me demande si je ne me suis pas un peu perdu en chemin, entre l’idéal et la réalité du quotidien.
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Comment gérer le surplus de courgettes sans que le potager devienne une corvée ?
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Je te lis et ton envie d autonomie alimentaire sonne comme le rêve qui croit pouvoir tout gérer puis la réalité du soir t apporte des montagnes à traiter. Tu as beau voir la satisfaction des bocaux, l énergie qui va avec peut sembler plus lourde que le gain. Peut etre que ce qui compte c est moins la quantité que la façon dont ca s inscrit dans ta semaine.
Ça doit te faire un effet étrange entre le plaisir des récoltes et la fatigue des heures à éplucher et stériliser. Tu es fier de ce que tu produis et en même temps parfois tu aimerais juste des soirs plus libres. L autonomie alimentaire reste une belle idée mais elle réclame aussi du temps et un espace pour respirer.
Et si l autonomie alimentaire n était pas le but ultime peut etre que la pression d une grande production brouille le plaisir. Peut etre ce qui compte c est le moment où tu choisis de t arrêter et de manger ce que tu as sans te promettre d en faire demain.
Ce que tu appelles autonomie alimentaire est ce vraiment la quantité ou l usage qui compte peut etre. Peut etre que ce qui t interesserait c est d avoir le choix entre repos et récolte question de rythme.
On dirait une tension entre l ideal et le quotidien le rêve d une cuisine qui peut nourrir tout l an et la fatigue des gestes simples. Le potager devient un repère mais aussi une contrainte Peut etre que réduire un peu la production et laisser voyager un peu plus les moments sans bocaux serait un compromis.
Je me demande aussi si c est juste une étape. L autonomie alimentaire peut offrir un cadre mais il peut aussi devenir une barre à franchir ou une excuse pour repousser les sorties et les conversations.
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