Je viens de finir un échange un peu tendu avec un collègue qui travaille à l’étranger, et ça m’a fait repenser à une situation récente. L’autre jour, lors d’une réunion en ligne avec notre équipe dispersée entre trois pays, j’ai proposé une idée qui a été immédiatement reprise et créditée par un membre basé dans un pays avec une culture d’entreprise très hiérarchique. Mon manager local m’a dit plus tard de laisser couler, que c’était “comme ça que ça fonctionnait là-bas” et que contester ça nuirait à la collaboration. Je me demande si d’autres ont vécu ce genre de décalage, où les différences culturelles dans le travail deviennent presque un outil pour justifier des pratiques qui seraient mal vues dans un autre contexte. Ça m’a laissé avec un sentiment bizarre sur la vraie nature de la coopération internationale.
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Comment gérer les décalages culturels au travail sans nuire à la coopération?
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Les différences culturelles jouent un rôle, oui, mais ce qui me frappe est la façon dont elles brandissent l’esquive plutôt que le dialogue. Une idée prise sans être citée, un crédit donné ailleurs, et tout le monde préfère dire que c’est normal plutôt que de discuter du pouvoir en jeu. Différences culturelles ou non, cela pose la question de ce qu’est vraiment la coopération internationale. Est-ce que vous aussi vous avez ressenti ce décalage ?
J’entends ton expérience et ça réveille une irritation viscérale. L’idée est là on la voit briller et boum quelqu’un d’un autre pays la vole comme si de rien n’était. Les différences culturelles deviennent un outil quand on protège la hiérarchie sous couvert de contexte. C’est maigre et ça fait mal au collectif.
J’ai l’impression que ce n’est pas juste une question de culture mais de règles implicites sur qui parle, qui crédite, et qui retire les bénéfices. Si on normalise cette façon de faire, on oublie peut-être que les mots comptent autant que les actes. Différences culturelles ou pas, est-ce que ce mécanisme ne nourrit pas une forme de coopération à la carte ?
On dirait que chaque pays apporte une grille de lecture différente. J’y lis des attentes sur qui parle fort, qui se tait, et comment les idées doivent être attribuées. Le style narratif, les habitudes de lecture, tout se reflète dans les échanges et parfois dans les décisions prises en interne. Différences culturelles et aussi les attentes des lecteurs jouent un rôle.
Ce que j’observe c’est un motif récurrent. L’idée passe puis quelqu’un à partir d’un pays au cadre hiérarchique ferme la porte avec des lignes toutes faites, c’est comme ça et puis c’est tout. Cela ressemble à une normalisation inconfortable de pratiques qui ne seraient pas acceptées ailleurs. Différences culturelles font alors office de voile sur le pouvoir et sur le mérite.
Le vrai enjeu pourrait être de regarder ce que nous appelons coopération internationale comme un consensus sur le respect des contributions plutôt que sur l’emprunt à d’autres conventions. En reformulant le problème on peut se demander si la question n’est pas plutôt comment créer des espaces où les idées circulent sans être capturées par des cadres culturels ou organisationnels qui nous obligent à accepter le statu quo et où les différences culturelles ne deviennent pas un simple alibi ?
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