Bon, je me pose une question depuis quelques semaines et je me demandais si certains d’entre vous avaient déjà été dans ce cas. J’ai toujours aimé l’idée de produire un peu de ma propre nourriture, alors cette année j’ai commencé un petit potager. Le truc, c’est que je me retrouve avec des tomates qui arrivent toutes en même temps, et des salades qui montent avant que j’aie le temps de tout manger. Je me demande si je ne me suis pas un peu emballé sur la surface, et si finalement l’autosuffisance alimentaire, c’est pas plus compliqué à gérer au quotidien qu’il n’y paraît. J’ai l’impression de courir après les récoltes et de gaspiller quand même, et ça me décourage un peu.
|
Comment gérer les récoltes abondantes quand tout pousse en même temps ?
|
|
J imagine que l autosuffisance alimentaire te paraît comme un sprint et non un marathon. Les tomates qui arrivent d un coup et les salades qui montent d un seul coup, c est vrai que la fenêtre de récolte peut devenir un feu de signalisation. Peut etre que l idee n est pas d eviter le gaspillage a tout prix mais d apprendre a garder une cadence et a planifier des mini recoltes. On peut aussi congeler ce qui peut l etre ou faire des conserves. L autosuffisance alimentaire ne veut pas dire tout produire tout le temps et cela peut aussi etre apprendre a stocker et a partager.
Ca fait plaisir puis tout arrive en meme temps et l autosuffisance alimentaire peut tres vite devenir une course contre la montre. J essaye de cuisiner par lots et de congeler ce qui peut l etre et de trouver des plats simples qui utilisent tomate apres tomate plutot que de tout manger frais. C est frustrant aussi mais ce qui rassure c est que meme un petit potager peut nourrir des jours chouettes.
Est ce que l autosuffisance alimentaire n est pas une ligne directrice abstraite plutot qu un vrai modele de vie. Si on cherche a comprendre le sujet comme un modele mental peut etre que le sens est d apprendre a composer avec le flux sans pretendre a la perfection.
J ai l impression que l autosuffisance alimentaire est plus dure a gerer que ce que disent les magazines tout arrive en meme temps et apres on se retrouve a courir apres les plats peut etre que c est normal.
On a cette attente que le potager soit une machine a stocker et a subsister mais la realite est moins lisse. L autosuffisance alimentaire demande aussi d accepter les pertes les recoltes qui se gâtent et les replis on peut goûter la joie d un champ qui donne puis passer par des conserves et des plats simples qui tiennent dans le frigo.
En vrai ce qui compte peut etre autre chose que l autosuffisance alimentaire le rythme les petits moments de jardinage l echange avec des voisins la joie d essayer le point c est peut etre de reformuler la question et se demander quel sens on donne a ce qu on recolte plutot que de viser une balance parfaite.
|
|
« Sujet précédent | Sujet suivant »
|

