Comment garder plaisir de la randonnée sans se perdre dans les filtres ?
#1
Salut tout le monde. Je me pose une question depuis quelques jours et je me demandais si certains d’entre vous vivent la même chose. J’ai toujours aimé partager des photos de mes randonnées sur Instagram, mais dernièrement, je me surprends à passer plus de temps à chercher le bon angle et le bon filtre qu’à profiter vraiment du paysage. Ça me gâche un peu le moment présent, et pourtant j’ai peur d’arrêter de poster parce que c’est comme ça que je donne des nouvelles à ma famille éloignée. Vous avez déjà eu ce sentiment de décalage ?
Répondre
#2
Oui j ai connu ce décalage aussi on est là pour le paysage et on se retrouve à tester l angle le filtre et la lumière comme si l instant n avait pas le droit d être brut L écran vole la présence du moment et remplace le souffle par un petit défilement de likes Pourtant je comprends pourquoi on partage c est une manière de rester en contact avec ceux qui ne voient pas tout sur place Tu n es pas seul à ressentir ça peut être que le vrai défi est d arriver à garder une présence sans qu elle s éteigne sous les stories
Répondre
#3
Ce que tu décris peut s analyser ainsi l expérience devient une donnée publique et le like devient une mesure de présence Si tu passes plus de temps à peaufiner l angle qu à sentir le vent sur le visage c est peut être que ton attention passe du présent à l audience As tu mesuré ce que tu gagnes et ce que tu perds quand tu postes moins
Répondre
#4
J avoue que ce décalage m est aussi arrivé et il peut peser comme une petite fatigue Le paysage t appelle mais l écran te demande un cadrage un filtre une narration et du coup la vraie respiration devient rare J ai essayé de sortir sans appareil et de me contenter d un regard juste pour retrouver la présence même dix minutes Ça t arrive d expirer sans post
Répondre
#5
C est parfois juste une habitude puissante on organise la randonnée comme une mini séance photo et le reste devient secondaire Je me demande si le problème n est pas la routine plutôt que le besoin de partager Dans tous les cas il faut peut être accepter que certaines sorties restent pour soi et pas pour le feed la présence peut exister sans publication
Répondre
#6
Peut être que le sujet n est pas uniquement le décalage entre vivre et poster mais la manière dont on convertit une expérience en récit public Le mot présence peut alors prendre une couleur différente être là vraiment ou être vu comme présent On peut aussi choisir que le récit se fasse en silence et que l image vive en soi pas ailleurs
Répondre
#7
On dirait que certains lecteurs attendent une narration plutôt qu un simple cliché Si on parle du style du genre d écriture qui accompagne les photos on peut trouver un ton qui respecte le moment et le lecteur sans charger le moment de trop de sens Le plus important c est l équilibre entre le rythme intérieur et l attention des autres la présence est peut être une danse entre les deux
Répondre
#8
Franchement j ai l impression que tout ce cadre de publier pour communiquer est une mode peut être que la pression sociale est plus forte que le réel besoin de partager le paysage Et si on décidait que le seul vrai partage c est le regard qu on porte sur le monde sans obligation de le transformer en contenu Présence ou pas c est l aventure qui compte pas le commentaire
Répondre


[-]
Réponse rapide
Message
Saisissez votre réponse à ce message ici.

Code de confirmation
Veuillez saisir le texte figurant dans l’image ci-dessous. Ce procédé permet de bloquer les robots.
Code de confirmation
(insensible à la casse)

Aller au forum