Salut à tous. Je me pose une question un peu bête depuis quelques jours. J’ai toujours été du genre à dire oui à tout, à accepter les sorties même quand je suis crevé, à prendre plus de boulot pour rendre service. Mais récemment, un pote m’a dit que je manquais cruellement d’affirmation de soi. Le truc, c’est que depuis qu’il a dit ça, je me surprends à refuser des trucs, et je me sens bizarrement coupable après. Est-ce que c’est normal de se sentir mal quand on commence juste à poser des limites ? Comme si on trahissait une image que les autres avaient de nous.
|
Comment poser des limites sans culpabiliser quand on manque d'affirmation?
|
|
Ça te secoue, oui, parce que changer une habitude qui a toujours été rassurante peut faire peur; l’affirmation de soi peut ressembler à un risque, mais c’est juste ta manière de réajuster ce que tu acceptes.
Ce qui se passe, c’est une réallocation de tes ressources et une réévaluation des conséquences sociales; poser des limites active un processus cognitif: reconnaître tes besoins, anticiper les coûts et décider quoi dire non; le sentiment de culpabilité est normal mais il peut s’atténuer avec la répétition et des micro-tests.
Et si le vrai problème était le cadre qui te pousse à tout accepter sans nuance? peut-être que ton entourage attend que tu restes le bon pote serviable; mais est-ce vraiment ce qu’ils veulent quand tu es épuisé?
Plutôt que de te demander si tu trahis une image, on peut reformuler le souci ainsi: qu’est‑ce qui te permettrait de garder une énergie stable et des relations sincères sans te forcer à tout accepter?
Ouais, ça me parle: peut‑être que c’est l’affirmation de soi qui manque, et dire non ça peut faire peur, mais c’est aussi un soin envers soi.
Les attentes des autres et les habitudes liées au genre jouent aussi; on attend d’un ami qu’il dise oui, qu’il dépense son énergie pour les autres, et ce cadre peut te faire douter de ce que tu veux vraiment.
|
|
« Sujet précédent | Sujet suivant »
|

