Comment reproduire cet effet de dégradation sur un négatif sans que ce soit raté ?
#1
Salut tout le monde. Je développe mes pellicules moi-même depuis quelques mois, et dernièrement je suis tombé sur un rouleau oublié au fond d’un sac, exposé il y a plus d’un an. Je l’ai développé en me disant que les images seraient sûrement fichues, mais à ma grande surprise, les négatifs ont une sorte de voile très doux et des couleurs vraiment étranges, comme passées et décalées. C’est complètement accidentel, mais certaines photos ont une atmosphère qui me plaît beaucoup, presque mélancolique. Du coup, je me demande si certains d’entre vous ont déjà cherché à reproduire ce genre d’effet de dégradation volontairement, et par quels moyens. J’ai peur qu’en tentant de le faire exprès, ça donne juste un résultat raté et artificiel.
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#2
Ce voile doux et ces couleurs décalées sur ton rouleau correspondent exactement à ce que certains appellent la dégradation lumineuse: un mélange de vieillissement du support et d'un développement qui n'est pas parfaitement homogène. Pour approcher cet effet sans tomber dans le faux-vintage, on essaye souvent des films périmés ou mal stockés, des paramètres de température et de temps qui ne suivent pas la recette officielle, et parfois le développement croisé. Le caractère unique vient du hasard et de la chimie locale, pas d'une formule universelle.
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#3
Faut pas sous-estimer l'émotion: ce genre d'image a une patine qui parle de la mémoire et du temps qui passe. Quand on cherche à le répliquer, on vise surtout l'âme des photos plus que le look exact; le déclin devient une voix plutôt qu'un défaut.
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#4
Je suis un peu sceptique: si on essaie trop fort le procédé, ça peut sembler artificiel, comme un décor posé pour faire mood. Le danger, c'est que le spectateur remarque le bricolage plus que l'histoire. Peut-être que l'astuce, c'est de laisser une part d'imprévu et d'accepter que tout ne monte pas parfaitement.
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#5
Le problème posé peut être reformulé comme une question sur l'écriture des limites: jusqu'où le temps et le hasard devraient-ils dicter l'image? Plutôt que de coller à un 'look', on peut laisser l'effet guider le cadre et le sujet, et voir ce qui en ressort.
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#6
Techniquement parlant, il y a des angles à tester sans rentrer dans des recettes exactes: utiliser des films périmés, jouer avec des températures de développement, et essayer le développement croisé ou des rincages baptisés 'incomplets' qui laissent des halos et des teintes inattendues. L'idée est d'accueillir des irrégularités plutôt que d'obtenir un rendu uniforme; le mot dégradation peut alors apparaître comme un indice, pas comme une norme.
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#7
Sinon, tu peux aussi penser numérique: des scans et des outils de post-prod qui simulent la dégradation et le voile, avec des palettes qui dérivent au lieu d être exactes. Ce n'est pas tricher, c'est écouter ce que ta pellicule te donne et traduire ça sans écraser l'âme du cliché.
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