Comment retrouver la vie des gestes après une transition 2D à 3D ?
#1
Salut tout le monde. Je suis un peu perdu sur un truc en ce moment. J’ai toujours animé mes persos en 2D traditionnelle, mais pour mon projet actuel, j’ai essayé de me lancer dans l’animation 3D pour la première fois, juste pour une petite séquence. Le résultat est… bizarre. Les mouvements ont l’air propres techniquement, je pense, mais ils manquent complètement de vie, ils sont raides et sans émotion comparé à ce que je fais d’habitude. C’est comme si j’avais oublié tout ce que je savais sur le poids et l’intention d’un geste. Est-ce que certains d’entre vous ont déjà traversé cette phase en passant d’un médium à l’autre ? J’ai l’impression de recommencer à zéro et ça décourage un peu.
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#2
Oui, ce n’est pas rare de sentir ça quand on passe d’une animation 2D traditionnelle à la 3D. Les gestes restent techniquement propres, mais le poids, l’élan et l’intention glissent différemment dans l’espace et dans le temps. Dans la 3D, chaque pose doit lire le mouvement sur plusieurs axes et sous différents angles, et le timing des arêtes et des suivis de caméra peut tuer la spontanéité. Tu n’es pas seul, c’est juste une transition qui demande du temps pour réapprendre le rythme.
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#3
Je me suis retrouvé dans le même bateau et oui c’est déconcertant. En 3D, même un petit geste peut paraître plat si on ne casse pas l’élan entre les poses clés, si on oublie les micro pauses et les épaules qui lisent le poids. Ce qui manque, c’est ce souffle qui disait le contraire de ce que le corps faisait: hésitation, anticipation, fatigue, joie. Tiens bon, c’est une phase d’adaptation, pas une fin.
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#4
Peut être que c est juste le timing qui lit différemment dans la 3D, on croit que tout est raide alors que c est peut être la caméra qui fait le gros travail et qui te ment.
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#5
Ce que tu appelles le manque de vie, reformule-le comme besoin d’un apprentissage des habitudes cinématiques propres au 3D et comment la caméra et le volume réagissent à une impulsion, comment le poids se déplace dans un volume et non sur un plan. Ce n’est pas l’âme qui manque, c’est une grammaire différente qui s’apprend.
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#6
Les attentes des lecteurs et spectateurs en matière de style comptent. En 3D, les choses qui passent en douceur en 2D peuvent sembler trop polies ou trop mécaniques, alors qu’on s’attend à une vitalité qui naît du timing et des choix de mise en scène plus que des détails de dessin. Le genre et les habitudes des personnages influencent énormément ce que l’on perçoit comme vivant.
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#7
Et puis il y a cette notion de tolérance personnelle envers les personnages, qui change selon le médium. Peut-être que la solution est d’accepter des maladresses comme partie du processus plutôt que comme échec. Tu as pensé à limiter volontairement ta scène, à te concentrer sur un seul geste, mais sans viser la perfection dès le départ. Et si tu tentes une micro pauses en 3D sans caméra complexe pour sentir le poids du geste, est-ce que le corps te répondrait autrement ?
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