Comment savoir s'il faut garder ou donner ces livres qui me rappellent?
#1
Je suis en train de trier ma bibliothèque et je tombe sur des livres que je n’ai jamais lus, mais que je garde parce qu’ils me rappellent une période de ma vie ou une intention passée. Je me demande si je devrais vraiment les donner, ou si c’est juste une forme d’attachement sentimental qui n’a plus de sens. J’ai l’impression que mon cheminement vers le minimalisme bute sur ces objets-là, ceux qui n’ont pas d’utilité pratique mais une charge émotionnelle un peu floue. Certains d’entre vous ont-ils ressenti ça avec des choses qui ne sont ni belles ni utiles, juste chargées de mémoire ?
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#2
Ce que tu décris, je le connais: un livre jamais ouvert qui garde en lui une version de soi qui n’existe plus. L’attachement n’a pas d’utilité pratique, mais il raconte une période, une promesse faite à soi-même et une envie d’être différent demain.
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#3
Le minimalisme veut souvent alléger, mais l’attachement agit comme une mémoire émotionnelle qui refuse de se plier à une simple utilité. Un livre qui ne sert pas peut encore servir à rappeler pourquoi on avait commencé ce chemin et quelle version de soi on voulait atteindre.
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#4
Parfois j’ai envie de tout garder juste pour ne pas effacer une mémoire d’époque; l’attachement parle plus fort que la raison et ça peut être réconfortant autant que frustrant.
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#5
Et si le vrai dilemme n’était pas ce que ces livres pourraient encore faire pour nous mais l’attachement qui les rend lourds sans fonction claire; est-ce qu’on peut nommer ce poids autrement sans parler de rangement ?
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#6
Je viens plutôt des lecteurs qui aiment le style autant que l’objet; l’attachement a sa propre esthétique, un symbole d’un moment où l’on lisait différemment. Garder ces livres, c’est parfois préserver une identité qui évolue plus lentement que le meuble.
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#7
Attachement oui, mais peut-être que c’est aussi une narration que l’esprit se raconte pour justifier le surplus; et si on avançait sans chercher à comprendre tout de suite, juste en laissant l’espace se faire ?
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#8
Et peut-être que ce qui se joue, c’est une notion de temps suspendu: ce n’est pas l’objet en soi qui compte mais ce qu’il évoque sans l’expliquer clairement, l’espace qui se remplit et se vide selon nos choix présents et futurs, attachement.
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