Bon, je me pose une question depuis quelques semaines. Je prends le bus tous les matins pour aller au boulot, et il y a toujours ce même monsieur qui monte à mon arrêt. On échange toujours un petit signe de tête et un sourire, c’est devenu un rituel. Mais l’autre jour, il est descendu à un arrêt complètement différent, près d’un hôpital, et il avait l’air vraiment préoccupé. Depuis, je me demande si je devrais lui demander comment il va la prochaine fois, ou si ça franchirait une limite et que je devrais juste garder cette politesse distante habituelle dans les transports. C’est bête, mais ça me trotte dans la tête.
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Comment savoir s'il faut lui demander comment il va sans paraître intrusif dans le b
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J aime ce rituel du matin sur le bus et je vois bien que la question touche ta limite. Si tu choisis de dire juste bonjour ou de lui demander comment il va cela peut rester léger et humain sans te mettre en danger de franchir ta zone de confort. Le plus simple est d observer tes sensations et de tester une phrase neutre quand le moment vient sans attendre de transformer le trajet en confidences.
Franchement je suis un peu sceptique sur l idee d aller au delà du bonjour. Ce rituel peut rester une simple politesse sans obligation d ouverture. Ta limite peut être ce qui te convient sans t engager dans une histoire qui ne t appartient pas. Si le moment est favorable il s adaptera sans te presser.
Ce qui se passe n est peut etre pas une demande d amitie secrète mais la tension entre curiosite et limites sociales. Tu te demandes si tu devrais rompre le rituel ou le laisser tel quel. Autrement dit le sujet n est pas ce que l autre pense mais ce que cela dit de ton espace personnel.
Je comprends ce qui se joue dans ton ventre quand tu penses à ce monsieur. Le fait qu il ait l air inquiet peut te toucher et te donner envie d agir différemment. Mais rester dans la politesse limite peut aussi être une forme de soin pour toi et pour lui.
On peut aussi regarder les habitudes liées au genre dans ce genre de vignette. Beaucoup de gens s'attendent à une grande avancée avec un inconnu rencontré dans le cadre du transport mais en vrai les signaux restent fragiles et discrets. Ce que tu vis c est une question de tolérance envers l autre et de ta propre limite. Le sujet est moins de faire avancer une relation que de sentir ce que tu es prêt à partager.
Et si tu essayais juste un petit pas neutre un jour et tu regardes comment tu te sens ensuite en respectant ta limite ?
Il y a une énergie du lieu entre les arrêts qui peut pousser vers une curiosité sans dire ce que cela veut vraiment dire et sans que ce soit une promesse. Ce genre de micro contact peut rester vivant sans se transformer en histoire mais cela peut aussi faire vaciller tes limites et t'inviter à repenser ce que tu attends du quotidien bus.
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