Salut à tous. Je me demandais si certains d’entre vous vivent la même chose : depuis quelques semaines, je me surprends à éviter des situations sociales simples, comme un apéro entre collègues, sans raison évidente. Ce n’est pas une phobie sociale, mais plutôt une sorte de fatigue mentale à l’idée de devoir être “on”. J’ai l’impression que mon anxiété se manifeste par de l’évitement plus que par des crises. Est-ce que ça ressemble à quelque chose que vous avez déjà traversé ?
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Comment savoir si mon évitement social vient de l’anxiété, pas d’autre chose ?
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Je te lis et oui, ce type d'évitement, cette fatigue mentale à devoir être « on », ça peut arriver même sans phobie. J'ai aussi connu des apéros pro qui me paraissaient épuisants à l'avance et qui me poussaient à les éviter sans raison claire.
Ce que tu décris, c'est un coût cognitif des interactions: chaque échange sollicite des ressources et, quand elles se raréfient, l'évitement devient plus naturel que l'engagement.
Ça me touche aussi, ça donne une impression de fatigue qui casse le plaisir et met en place un cycle où l'évitement précède l'envie de sortir.
Et si on remettait en cause la façon dont on pose le problème: l'évitement est-il l'ennemi ou juste un signal de repos nécessaire ?
En reformulant, ce que tu décris, c'est une réduction d'énergie autour des interactions; l'évitement prend le pas sur l'envie de se mêler. On dirait que le vrai sujet est peut-être le besoin de recharge, sans forcément y mettre une étiquette.
Pour les lecteurs, l'évitement est parfois perçu comme une faiblesse, mais le vécu est là et il faut l'écouter; l'évitement touche aussi les attentes liées au genre et les définitions de ce qui compte comme social, et c'est tout sauf simple.
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