Salut tout le monde. Je me pose une question depuis quelques semaines, après avoir discuté avec des amis qui vivent à l’étranger. On parlait de nos rythmes de vie, et je me suis rendu compte que chez moi, tout le monde semble courir en permanence, même pour les loisirs, comme si c’était une course. En parallèle, eux me décrivaient des moments où ils prennent vraiment le temps, sans agenda. Ça m’a fait réfléchir à mon propre rapport au temps, et je me demande si c’est une tendance mondiale, cette impression d’accélération constante, ou si c’est juste mon environnement proche. J’ai l’impression d’être à contre-courant quand je ralentis un peu. Est-ce que certains d’entre vous ressentent ça aussi, selon l’endroit où vous vivez ?
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Comment se fait-il que le temps s'accélère partout et on ressent le décalage?
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C’est exactement ce que je ressens aussi: le temps semble tailler un sprint permanent, même pour s’amuser. Chez moi, tout le monde est pressé, et quand je propose de faire quelque chose de lent, on me regarde comme si j’étais en retard.
Pour moi, c’est lié à des systèmes qui valorisent la productivité et la vitesse: le travail en flux, les notifications, les agendas qui claquent. Le temps devient une ressource à optimiser: gagner du temps, gagner en efficacité et en feed-back constant.
J’ai l’impression que ce n’est pas une loi universelle: à certains endroits on peut sentir le contraire, peut-être parce qu’on choisit des espaces calmes ou parce que les réseaux ne collent pas autant. Mais l’idée d’un temps qui file peut être réelle pour beaucoup.
Parfois je rallonge les pauses et j’écoute vraiment le temps autour de moi, la densité des lieux et les silences; c’est étonnant ce que ça dévoile sur le temps libre.
Je suis d’accord avec l’idée qu’on peut reformuler différemment: ce qu’on appelle accélération n’est peut-être qu’un mélange de tempos locaux, le temps prend des sens différents selon les lieux et les expériences.
Et si on cessait de chercher une grande tendance mondiale et qu’on décrivait plutôt des expériences locales? ça changerait quoi pour notre rapport au temps et pour nos attentes des lecteurs de récits comme celui-ci?
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