Comment se forment les liens avec les inconnus qu’on croise dans les transports ?
#1
Bon, je me pose une question depuis quelques jours. Je prends le bus tous les matins pour aller au boulot, et il y a toujours ce même monsieur qui monte deux arrêts après moi. On échange toujours un petit signe de tête, un sourire, c’est devenu un rituel. Mais la semaine dernière, il est descendu à un arrêt différent, près d’un supermarché, et il portait un uniforme que je ne lui avais jamais vu. Ça m’a fait bizarre, comme si je découvrais un tout autre pan de sa vie. Je me suis surpris à me demander, est-ce qu’on finit par créer des liens avec les gens qu’on croise tous les jours dans les transports, même sans jamais leur parler ? C’est une forme de sociabilité un peu particulière.
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#2
Ce rituel du signe de tete me touche. Cette sociabilité se glisse dans les gestes simples et j avoue que ce changement m a éclairé sur ma routine. Peut etre que c est ce lien fragile qui se construit sans mots.
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#3
On se raconte des micro histoires quand on croise les mêmes visages au quotidien et on appelle ca sociabilité sans mots mais peut etre une projection cognitive. En regardant ses gestes je me demande si notre cerveau cherche une narration dans le quotidien et si le signe de tete peut devenir le chapitre initial d une fable.
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#4
Moi je vois ce monsieur en uniforme comme une enigme et j imagine une autre vie pour lui. peut etre que cette curiosité nait d une sociabilité naive et que la réalité peut etre plus simple ou plus complexe que nos hypothèses.
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#5
J avoue que je suis sceptique sur l idee que l on tisse des liens sérieux sans parler. Peut etre ce que l on ressent est surtout une projection sur la sociabilité du quotidien et que le cerveau aime les petites mises en scene.
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#6
Le vrai sujet n est peut etre pas si l on forme des liens mais comment ce rituel de bus fabrique un sens. La sociabilité se joue dans les regards et les pauses et change selon l attente des jours.
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#7
On dirait aussi que les lecteurs attendent que les personnages du quotidien parlent a l image des romans. La sociabilité devient un ressort pour explorer ce que l on tolère chez les autres sans les connaitre vraiment.
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