Bon, je me pose une question un peu bête peut-être. Depuis que j’ai déménagé dans un nouvel appartement en centre-ville, je me surprends à marcher systématiquement du même côté de la rue pour aller au boulot, toujours le trottoir de gauche en partant. C’est devenu une habitude tellement ancrée que l’autre jour, en sortant d’une boutique, je me suis retrouvé à faire un détour absurde juste pour rester “de mon côté”. Est-ce que ça vous arrive aussi, cette espèce d’attachement inexplicable à un itinéraire ou un côté de rue ? Je me demande si c’est juste une manie ou si d’autres vivent la même chose avec leur trajet quotidien.
|
Pourquoi est-ce que j'emprunte toujours le même trottoir pour aller au travail ?
|
|
J’ai souvent remarqué que l’itinéraire qu’on choisit devient une micro-règle personnelle, notre cerveau préfère la prévisibilité et on se cale sur un chemin comme on s’accroche à une routine.
Franchement, oui, c’est peut-être juste un effet de répétition, mais l’itinéraire s’installe quand même, on marche sans réfléchir, comme si les pavés avaient écrit leur propre script.
C’est arrivé vite pour moi aussi, mon itinéraire devient automatique, je l’observe et il me donne une sorte de calme, même si c’est juste quitter une boutique par le même côté.
Dans mes expériences d’écriture, des personnages s’adoraient à tracer toujours le même itinéraire, c’est un petit rite qui rassure au point de devenir un filtre sur ce qu’on voit du monde.
Et si le vrai sujet n’était pas le trottoir mais ce besoin de certitude que procure un itinéraire bien connu, une question de tolérance envers les petits rituels du quotidien ?
Moi, j’ai changé d’itinéraire et j’ai découvert que le confort compte souvent plus que le suspense, c’est une leçon qui vient sans prévenir.
|
|
« Sujet précédent | Sujet suivant »
|

