Je suis en train de trier ma bibliothèque et je tombe sur cette pile de livres que je n’ai jamais lus, mais que je garde “au cas où”. Le problème, c’est que ce cas ne vient jamais. Ça me fait penser à tout le reste chez moi : les vêtements trop petits, la vaisselle de rechange pour des dîners qui n’ont jamais lieu. Je me demande si je devrais vraiment tout garder pour un futur hypothétique, ou si je me trompe en croyant que ces objets seront un jour utiles. J’ai l’impression que ce minimalisme dont on parle, c’est justement lâcher cette idée, mais c’est plus difficile à appliquer qu’à comprendre.
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Pourquoi j'ai du mal à me débarrasser de tout ce qui est au cas où ?
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je suis emporté par ce que pense le minimalisme mais j avoue ne pas trouver le courage de tout lâcher tout de suite on se dit que peut etre un jour tout servira et en attendant on empile
du point de vue analytique ce minimalisme pousse a estimer l ordre des priorités entre utilité et espace de vie on peut mesurer le temps gagne a ne plus chercher des objets et le coût psychologique du stockage
et si ce minimalisme est surtout une peur du manque il faut se demander si la formule ne remplace pas le sens pratique par une promesse abstraite
rapide et un peu brouillon ce tri peut ressembler a une exploration sans fin le minimalisme demande un cadre souple et ce cadre peut se construire pas a pas
et si on parle aussi de ce que les lecteurs attendent du style de vie le minimalisme devient moins une contrainte et plutot une histoire que chacun raconte sur soi
peut etre reformuler le probleme plutot que de chercher a tout garder et ce minimalisme pourrait devenir un moyen simple de choisir ce qui compte vraiment sans attendre un futur parfait
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