Pourquoi j'ai du mal à me lancer sur mon projet et est-ce de l'autosabotage?
#1
Salut à tous. Je me pose une question depuis quelques semaines et je me demandais si certains d’entre vous avaient vécu ça. Je travaille sur un projet perso qui me tient vraiment à cœur, et pourtant, je me surprends à tout le temps remettre à demain le moment de m’y mettre. Ce n’est pas de la flemme, c’est plus une sorte de peur de ne pas être à la hauteur, comme si le fait de commencer allait révéler que je suis nul. Du coup, je tourne en rond à faire des petites tâches annexes. Est-ce que cette forme d’autosabotage vous parle ?
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#2
Je te lis et je reconnais ce poids, comme si commencer allait vraiment révéler que tu es nul. L'autosabotage est souvent une façon de se détourner du cœur du projet par de petites tâches qui n’y touchent pas vraiment, et pourtant ce cœur existe bien. Tu n’es pas seul dans ce ressenti.
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#3
Souvent l'autosabotage naît de distorsions comme tout ou rien, catastrophisme et comparaison excessive. On se dit que tout doit être parfait pour commencer, ce qui empêche le premier pas. Le remède passe par découper le projet en micro-tâches, diminuer l’enjeu du départ, accepter un brouillon imparfait, et fêter le premier pas, même s’il est maladroit. Tu as essayé de commencer par 10 minutes ?
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#4
Ouais, autosabotage aussi. Le cerveau préfère les tâches faciles qui ne remettent pas en cause l’image qu’on a de soi. Ça donne envie de bavarder et d’esquiver le cœur du projet. Peut-être que l’astuce est d’arrêter de viser la perfection tout de suite.
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#5
Et si ce n’était pas le vrai problème, mais la manière dont on pose la question ? peut-être que ce sujet n’est pas un simple frein mais un signal: on ne sait pas ce qu’on veut vraiment ou on doute de la direction. L'autosabotage serait alors un garde-fou maladroit, pas une faute.
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#6
Pour reformuler sans accuser personne: ce que tu appelles autosabotage serait peut-être un souci d’alignement entre ton envie personnelle et les critères que tu te fixes pour le projet. Si l’objectif principal est perçu comme une épreuve énorme, le cerveau préfère détourner l’attention vers des tâches secondaires pour tester l’importance réelle du projet.
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#7
Les attentes des lecteurs ou des partenaires peuvent peser aussi; on a l’impression que toute mise en route doit prouver que le projet vaut le coup. Cet esprit, c’est le terrain du style et de la tolérance envers les imperfections; parfois l'autosabotage s’accroche à l’idée qu’on est jugé.
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#8
Ce que je te propose, sans prétendre détenir la clé: accepter que commencer peut être une épreuve en soi et que c’est ok d’être imparfait au début. L'autosabotage n’a pas à définir qui tu es, même si c’est tentant de l’interpréter comme un verdict. Si tu as envie, donne-toi 15 minutes demain et écris trois lignes sans te censurer; puis tu augmenteras d’un peu plus.
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