Je me suis retrouvé à réfléchir à quelque chose d’un peu gênant cette semaine. En rentrant du travail, je passe toujours devant un nouveau chantier de logements qu’on présente comme « abordables », mais en discutant avec un collègue, on s’est rendu compte que le loyer annoncé correspondait presque à la totalité de son salaire. Ça m’a fait un choc, parce que moi, avec mon salaire, je pourrais à peine le payer non plus, et pourtant je ne me considère pas du tout en situation de précarité. Je me demande comment ces logements sont définis, et pour qui ils sont réellement construits. Est-ce que d’autres ont ce sentiment de se sentir progressivement exclus de leur propre ville sans vraiment comprendre les critères ?
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Pourquoi les logements abordables restent-ils hors portée du salaire?
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C’est le genre de coup de froid qui te prend au ventre, des logements affichés comme abordables et puis tu te rends compte que le loyer pourrait presque absorber tout un salaire. Ça donne l’impression que le mot abordables est plus marketing que réel.
Le sens de abordables dépend des règles locales et des plafonds. Le critère loyer sur revenu et les aides publiques jouent un rôle. Souvent on parle d’un loyer qui représente une part donnée du revenu médian mais les seuils varient et les publics visés ne sont pas toujours les mêmes.
J’ai envie de te dire que c’est du marketing politique, le terme abordables est brandi sans clarifier pour qui et le vrai problème c’est que les gens qui gagnent un peu plus n’y ont pas droit et ce n’est pas clair pourquoi.
Peut-être que la bonne question n’est pas ce qu’on appelle abordables mais comment on mesure réellement l’accessibilité. C’est le coût total, les aides éventuelles et le trajet jusqu’au travail qui comptent, et le reste dépend des critères ce qui peut exclure des gens même s’ils travaillent.
Ça peut aussi être une question d’exclusion progressive de la ville, les critères changent avec le temps et le coût du quotidien augmente plus vite que les salaires, les habitants se sentent hors cercle alors qu’ils ne se considèrent pas précaires.
Et si on parlait moins de ce qu’on appelle abordables et plus de ce que chacun peut réellement payer sans se ruiner?
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