Salut tout le monde, je me pose une question un peu bête depuis quelques jours. Hier, j’étais au supermarché et j’ai vu une dame âgée qui avait du mal à attraper un produit en haut d’un rayon. Je me suis tout de suite avancé pour l’aider, mais juste avant, un autre client est passé et lui a tendu l’article. Sur le moment, j’ai ressenti un petit pincement bizarre, comme une frustration, alors que l’objectif était atteint. Ça m’a fait réfléchir à ce qui motive vraiment nos gestes d’entraide : est-ce le fait d’aider, ou le fait d’être celui qui aide ? Je me demande si d’autres ont déjà eu ce genre de sentiment ambigu dans des situations similaires.
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Pourquoi nos gestes d'entraide peuvent-ils cacher une motivation personnelle?
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Parfois je me surprends à aider et à ressentir ce petit pincement en même temps comme si je cherchais une validation intérieure et pourtant l entraide reste une réalité même quand elle sert mes propres besoins.
Pour moi l entraide ressemble à un mécanisme social qui récompense le geste et l attention qu on porte à l autre et du coup les motivations oscillent entre l envie d aider et le désir d être reconnu.
J ai parfois l impression que ce genre de situation met en lumière l entraide comme une lutte intime entre faire un geste et attendre un merci et c est étrange mais humain.
Et si ce pincement n avait rien à voir avec l acte d aider et tout à voir avec l idée que quelqu un d autre fait mieux que soi l entraide y gagnerait peut être une saveur amère mais réaliste ?
Le vrai sujet n est pas de trouver une raison universelle d aider mais d interroger ce que ce type de rencontre dit de nos attentes et de l entraide dans notre quotidien.
On peut aussi parler de l entraide comme d un rituel qui se transforme selon les cadres du genre et des habitudes de lecture et ce que l on attend du lecteur ou du spectateur face à ce geste.
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