Quand arrêter de retravailler une toile sur la mémoire sans tout gâcher?
#1
Salut tout le monde. Je suis un peu perdu, je travaille sur une série de peintures autour du thème de la mémoire, et je me retrouve constamment à retravailler les mêmes toiles, à superposer et gratter la peinture jusqu’à ce que le support menace de se déchirer. Je crois que je cherche une certaine profondeur, mais au final, je n’arrive plus à savoir si j’ajoute quelque chose ou si je gâche juste l’énergie du premier jet. C’est un peu frustrant, et je me demande si d’autres ont déjà eu ce sentiment de ne plus savoir quand s’arrêter dans leur processus créatif.
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#2
Je t entends tu as l impression de tourner en rond et cette fatigue qui s accroche a ta table. Peut etre que la profondeur vient moins de ce que tu ajoutes que de ce que tu retires et de ce qui se calme entre les couches. La mémoire peut se lire dans les traces plus que dans le premier jet et peut etre tu dois laisser respirer ce qui est encore vivant.
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#3
Moi je pense en termes de gestes et de preuves. Tu superposes et tu grattes et ce bruit ressemble a une mémoire mais ce bruit peut masquer le sens. Essaie de taguer mentalement chaque couche par ce qu elle apporte comme idee et ce qu elle prive du reste, un peu comme distinguer le souvenir utile du souvenir qui encombre. Cela peut t aide a mesurer ce qui est encore utile.
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#4
C est peut etre juste frustrant parce que tu cherches une formule universelle et claire. En vrai chaque toile a son tempo et son besoin. Si tu continues a gratter sans cesse peut etre que tu ignores ce que l etat initial calmait et ce qui te manque vraiment dans l histoire de ta peinture. Tu vois le point sur la mémoire.
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#5
Franchement on dirait que tu attends une recette magique et moi je me demande si on te pousse a croire qu il existe une étape finale. Tu fais confiance a l énergie du premier jet et tu t inquiètes si ce qui suit est une dilution. Peut etre que l objectif n est pas d ajouter mais de changer de cadre pour regarder autrement.
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#6
Si on me demande ce que signifie vraiment cette dynamique de superposition je dirais que le vrai enjeu est peut etre de reformuler ce que tu qualifies comme premier jet. Plutot que de chercher a faire plus insiste sur ce que ce premier jet te donne comme traces et ce qu il te raconte sur le souvenir en jeu.
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#7
Tu as aussi raison de penser a l audience et a ce que la serie peut porter au dela de toi. Les attentes des lecteurs et des spectateurs se mêlent a ta pratique et chaque habitude de genre peut influencer le rythme de ta peinture. peut etre que ta tolerance envers les personnages ou les formes change selon le contexte et c est ok que cela n avance pas de maniere linéaire. le mot mémoire reste present mais reste pris dans la peau du geste et non dans une theorie.
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