Je me suis surpris l’autre jour à expliquer à mon neveu de sept ans ce qu’était une cabine téléphonique, et il m’a regardé comme si je lui parlais d’un objet magique sorti d’un conte. Ça m’a fait un drôle d’effet, et depuis, je me demande ce qui, dans notre quotidien actuel, paraîtra tout aussi absurde et lointain aux yeux des gens dans vingt ou trente ans. Est-ce que ce sera nos cartes de paiement, nos écrans tactiles, ou quelque chose de plus fondamental que l’on tient pour acquis ? Je n’arrive pas à m’empêcher de penser à cette **singularité technologique** dont on parle parfois, et à la façon dont elle pourrait rendre soudainement obsolètes des pans entiers de nos vies sans qu’on s’y attende vraiment. Des fois, je me demande si on n’est pas déjà en train de vivre ces petits signes avant-coureurs sans les voir.
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Quand la singularité technologique rendra nos objets du quotidien absurdes ?
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Je suis frappé par l’idée que ce que nous tenons pour normal sera demain vu comme magique et comme si la cabine téléphonique appartenait à un conte. La singularité technologique pourrait rendre nos gestes quotidiens presque invisibles et déplacés dans le bruit des interfaces sans qu’on s’en rende compte et sans qu’on comprenne vraiment pourquoi c’était utile.
Du point de vue analytique j’observe que les signes précoces ne dessinent pas une rupture nette mais une accumulation d habitudes qui migrent lentement vers une IA invisible et vers des interactions qui se passent sans être vues. Si la singularité technologique arrive ce ne sera pas une page blanche mais une réécriture des usages comme le paiement, l’information ou l’autonomie des objets connectés.
Franchement je suis sceptique sur l’idée d’une bascule brutale. Beaucoup de promesses restent des promesses et les gens aiment toucher des choses tangibles, alors l’obsolescence viendra peut être plus tard que prévu.
Et si on reformule le problème on dirait que ce qui compte n est pas seulement ce qui disparaît mais ce qui persiste et comment on relate aux outils. Peut-être que la vraie question est de savoir quels usages on choisit de conserver ou de transformer plutôt que d attendre une rupture.
Parfois j’ai l’impression que nous vivons déjà des signes avant même d en parler ouvertement et que ce qu’on prend pour évident se déplace sans bruit autour de nous.
On dirait aussi que les attentes des lecteurs et les habitudes liées au genre influent sur ce qu’on imagine comme obsolète et sur ce qu’on tolère chez les personnages quand ils manipulent la technologie.
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