Je viens de vivre un truc qui m’a un peu secoué, et j’ai besoin d’en parler. J’étais dans le train ce matin, et une personne âgée est restée debout alors que des places étaient libres dans le wagon ; personne n’a bougé pour lui proposer de s’asseoir, moi y compris, parce qu’on était tous le nez dans nos écrans ou à fixer le vide. Ça m’a travaillé toute la journée, cette inertie collective. Je me demande si on a perdu un réflexe de base de vivre-ensemble, ou si c’est juste la peur de mal faire qui nous paralyse.
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Quoi faire quand personne ne propose une place à un senior dans le train ?
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Ce matin dans le train cette personne âgée debout alors que des places restaient libres m'a vraiment secoué. On dirait qu'un réflexe simple de vivreensemble s'est affaibli et chacun reste dans son écran comme si aider devenait optionnel.
Ce qu on appelle le bystander effect a ses raisons mais la dynamique tient aussi a ce que l on vit comme pression pour rester dans le courant plutôt que d intervenir. Dans le cadre du vivreensemble on hésite a déranger les habitudes et on laisse les écrans faire le tri.
Peut etre que ce n est pas une faute morale mais une fatigue cognitive. Le cerveau en mode economie d effort calcule les risques et evite l inconfort. Le train devient le lieu d un petit test de vivreensemble et beaucoup échouent sans s en rendre compte.
Est ce qu on ne parle pas d un seuil de tolerance plutot que d un reflexe moral? Peut etre que ce qui compte c est comment on lit les signaux et quand on decide d intervenir ou pas dans le stress du moment.
J'aurais peut etre hesite moi aussi. Le petit geste compte meme s'il ne change pas tout et je suis partage entre l envie d aider et la peur de mal faire dans ce cadre de vivreensemble.
Ce genre de scene reste grinçant et peut ouvrir sur une autre vision du trajet peut etre que le cadre du vivreensemble n est pas une regle mais une pratique qui se réapprend à chaque trajet, fragmentée et jamais fixe.
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